[CRITIQUE] Ouija: Les origines

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Réalisé par: Mike Flanagan

Avec: Annalise Basso, Elizabeth Reaser, Lulu Wilson…

Durée: 1h30

Genre: Horreur

Date de sortie cinéma: 2 Novembre 2016

Speech

À Los Angeles en 1965, une veuve et ses deux filles montent une nouvelle arnaque pour pimenter leur commerce de séances de spiritisme bidon. Chemin faisant, elles font involontairement entrer chez elles un esprit maléfique bien réel. Lorsque la fille cadette est possédée par la créature impitoyable, la petite famille doit surmonter une terreur dévastatrice pour la sauver et renvoyer l’esprit de l’autre côté…

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Critique

Après le pétard mouillé sorti il y a un an (Ouija) Mike Flanagan reprend les rênes d’une série déjà bien mal commencée.

Avec Hush et Oculus, Flanagan a déjà pu démontrer son potentiel horrifique à travers une intrigue simple mais suffisamment bien filmée pour nous faire craindre les ténèbres.

A défaut de se surpasser, cette préquelle parvient tout de même à faire oublier tous les défauts du premier en nous proposant une pellicule glacée sur un papier vintage de qualité servant une intrigue macabre et diabolique. L’image vieillie par la caméra permet à ce deuxième opus de s’offrir une beauté rétro propice aux plans les plus ingénieux.

Malheureusement, ce potentiel se trouve vite gâche par l’apparition des créatures que j’appellerais les noiraudes (désolé Mr Miyasaki). Leur reflet dans le miroir qui aurait pu être spectaculaire, se brise dans le ridicule de leur beauté au rabais. Loin d’être effrayants, ces « démons » le seront d’avantage dans leur invisibilité qui servira une intrigue pesante. Ce ne sont donc ni les jump scare, ni ces être hideux qui vous seront sauter au plafond, tout du moins pas si vous êtes un habitué de l’horreur. Ouija: Les Origines, tire d’avantage ses frissons dans cette ambiance glauque et oppressante.

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Pas vraiment effrayé, mais pas vraiment à l’aise non plus la faute à Lulu Wilson, diabolique dans le rôle de petit ange démoniaque dont certains plans ne sont pas sans rappeler une certaine Regan…La scène de son monologue décrivant les joies d’une mort par strangulation vous remuera certainement. Flanagan tire là l’essentiel de cette série B: mettre l’horreur dans un corps innocent. Une recette qui a déjà fait ses preuves, utilisée jusqu’à la moelle par des réalisateurs plus ou moins doués, mais le jeu de la petite Melle Wilson vaut à lui seul le détour.

Le reste sera une promenade de santé se terminant par un épilogue ingénieux bien qu’attendu si vous avez pu voir le 1er opus. Flanagan ne peut pas faire de l’or avec du charbon mais il arrive tout de même à en extraire quelques pépites suffisamment divertissantes pour nous faire rester jusqu’au bout.

Bien loin devant son ainé, Ouija: Les origines reste tout de même timide dans ses frissons misant d’avantage sur son aura rétro que sur de vrais coups de frousse. On ne boudera tout de même pas son plaisir devant cette braderie vintage menée par une Lulu Wilson époustouflante qu’on adorera détester pour nous avoir glacer le sang.

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3

Une réponse à “[CRITIQUE] Ouija: Les origines

  1. Vu ce week end et même si il ne m’a pas transcendé je suis bien d’accord avec toi pour dire qu’il est au-dessus de Ouija qui lui est juste une daube.

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