[critique] Oculus

045741

Réalisé par: Mike Flanagan

Avec: Karen Gillan, Brenton Thwaites…

Durée: 1h44

Genre: Horreur/Thriller

Date de sortie DVD: Inconnue

Speech

Une femme tente d’innocenter son frère, accusé de meurtre, en démontrant que le crime est dû à un phénomène surnaturel.

Oculus-Katee-Sackoff

Critique

Porte menant vers un endroit parallèle peuplé de ténèbres, le miroir est souvent synonyme de passage vers l’autre monde (certaines civilisations couvrant même les miroirs du défunt lors des rites funéraires).

Et c’est ce que ne vont pas tarder à apprendre les enfants Russell frappés par le secret du décès de leurs parents et la folie d’un père en proie à ses démons. Mettant tout cela sur le compte d’un ancien miroir qui se nourrirait de l’énergie de ses victimes, Kaylie et Tim décident d’honorer leur promesse et d’innocenter au passage Tim. Mais c’était sans compter sur le miroir qui va se faire un malin plaisir à les tourmenter.

A partir d’une mise en scène classique et sobre, Mike Flanagan instaure un climat d’angoisse latente qui ne cessera de monter crescendo provoquant parfois au passage l’envie irrésistible de mettre le film sur pause. Pourtant, peu de sang à l’horizon et encore moins de jump scare, Oculus puise son inspiration du côté de James Wan ou de ces vieux films d’horreur qui n’avaient pas besoin d’en faire des tonnes pour nous scotcher au siège.

L’efficacité du film rebondit grâce à un ingénieux switch permanent où passé et présent se mêlent avec un délice horrifique évident. Le miroir suscite à lui seule une angoisse palpable et un malaise persistant. Il manipule les protagonistes tel un jeu d’échec où chaque déplacement place un peu plus près le couple frère/sœur vers un destin funeste bien prévisible.

Le rythme ne cessera de s’accélérer au grès des attaques du miroir, nous réservant au passage quelques scènes savoureuses: celle où Kaylie prend les ampoules pour des pommes en est une. Mais Oculus c’est aussi une intelligence qu’il faudra percer à l’image de cette scène à 1h08 du film où une image subliminale se cache sur l’écran de télévision. Une coquetterie qui renforce le climat glaçant de ce spectacle bien déroutant.

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Oculus est donc une belle petite surprise qu’on ne sent pourtant pas venir, la faute comme je le disais à une mise en scène plutôt lente et un démarrage qui se fait attendre (comptez une bonne quarantaine de minutes environ). Le reste vaut le détour et pour ceux qui aiment frissonner, la dame du miroir, réplique presque parfaitement coiffée d’un The Ring américanisé, saura vous procurer quelques sursauts.

Quand à l’interprétation, elle est d’une qualité impeccable. Le duo frère/sœur fonctionnant à merveille aussi bien dans l’enfance que dans le présent.

Labyrinthe machiavélique et déroutant, Oculus sait comment prendre le spectateur dans ses filets. Une ambiance pesante qui, sans qu’on s’en rende compte nous prend parfois aux tripes. L’idée de prendre une bonne bouffée d’air après est la bienvenue. Au passage, on aura eu le plaisir d’assister à un bon film d’horreur fait dans les règles de l’art malgré une mise en scène parfois boudeuse. En tout cas, après avoir vu Oculus, vous n’aurez qu’une envie: planquer tout vos miroirs !

Votre dévoué Freddy

Note:

note 4

 

6 réponses à “[critique] Oculus

  1. J’ai adoré la fin, justement elle laisse libre court a notre imagination. SPOILER ! : Es-que c’est vraiment le miroir qui et surnaturel, ou es-que les deux enfants ont imaginé cette histoire pour occulté (justement comme le nom du film) une histoire de liaison du père que a mal tourné par la suite. de plus la soit d’issante force surnaturel laisse les plante morte, cela peut très bien être une signification que le père n’achète plus de fleurs a leurs mère ou une métaphore que leurs amour et mort. c’est a nous de jugez

    • Merci pour votre commentaire ! En effet je n’avais pas vu cette histoire sous cet angle pour moi il s’agit de surnaturel mais votre explication est pas mal du tout et ça tient la route merci 😉

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