[CRITIQUE] Banishing : la Demeure du Mal

Angleterre, dans les années 1930. Un jeune révérend, sa femme et leur petite fille emménagent dans un manoir. Bientôt, un esprit vengeur prend possession de la fillette. Les parents sont contraints afin de sauver leur enfant, de remettre en doute leurs croyances et de se tourner vers la magie noire…

Réalisé par :  Christopher Smith

Avec : Jessica Brown Fidley, Sean Harris et John Heffernan

Durée : 1h37

Genre : Epouvante/Thriller

Date de sortie : 25 août en DVD et Blu-ray

Mon Avis :

Qu’on se le dise, le Creep de Christopher Smith ne m’avait pas vraiment convaincu à l’époque. Même si son ambiance creepy était plutôt immersive à défaut de miser sur autre chose que le saignant.

Fort de ses premières expériences, Smith réitère sa cuisine horrifique en nous proposant cette fois un plat revisité à la sauce manoir hanté. Malheureusement, dès le début ce soufflet fantomatique s’effondre dans un scénario qui cherche trop à rentrer dans le moule. Une cuisson tiedasse qui nous propose tout de même quelques petits frissons.

Cependant, il faudra attendre les 30 dernières minutes pour que le réalisateur se déchaine en laissant libre cours à ses démons. Classique dans ce genre vous me direz. En effet, et on aurait pu passer outre si la temporalité et le propos n’était pas aussi brouillons.

Toutefois, le point fort du cinéma de Smith permet à Banishing de nous garder au chaud pendant 1h37. vous avez deviné ? Eh oui, il s’agit de son ambiance. Une photographie soignée où l’on pourrait presque compter les grains de l’image, des ombres tenaces et oppressantes, Banishing est un poème gothique à lui tout seul. D’ailleurs, son côté fantomatique à la sauce années 30 n’est pas sans rappeler un certain film avec Nicole Kidman ( Les autres).

Mais ce qui fait la force de ce thriller est avant tout la prestation impeccable de ses acteurs. Jessica Brown Fidley maitrise avec brio les mimiques du genre et nous permet même de s’attacher à son personnage. On regrettera d’autant plus le manque d’explications finales même si, avec un peu de travail, nos neurones arriveront finalement à relier le tout.

Banishing est donc un bon divertissement si on oublie qu’il tend surtout à devenir horrifique. Mais la partie thriller mérite que l’on si attarde pour se laisser envouter par cette ambiance creepy.

On saluera la tentative de Christopher Smith de nous livrer ses revenants dans un bel emballage vintage. Malheureusement, la longueur et les lacunes de l’intrigue ne font que mettre en avant ce joli noeud scénaristique qui rend le déballage horrifique un brin compliqué. Reste un thriller convenable qui mérite d’être découvert à défaut de se démarquer par son originalité.

Note :

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