[CRITIQUE] Great White

Un voyage touristique bucolique se transforme rapidement en cauchemar lorsque cinq passagers d’un hydravion se retrouvent coincés sur un canot de sauvetage après avoir été attaqués par un grand requin blanc. Dans une tentative désespérée de survie, le groupe essaie de rejoindre la terre avant de manquer de provisions ou de se faire dévorer par les requins affamés qui se cachent juste sous leurs pieds…

Réalisé par : Martin Wilson

Avec :  Katrina Bowden, Aaron Jakubenko

Durée : 1h41

Genre : Thriller/Horreur

Date de sortie : 2 Juin 2021 en VOD

Mon avis :

Pour faire peur, vivons cachés. Ce mantra horrifique, Spielberg l’a crée avec son Bruce tout-puissant. Ses dents de la mer avaient jadis permis au spectateur de frissonner, voir d’enrichir les psy de tous les pays à coup d’aquaphobie. Et cela sans jamais (ou presque) dévoiler plus que son aileron.

Oui mais voilà, époque oblige, le requin devient moins pudique, révélant ainsi bien plus qu’un simple bout de peau. En créateur moderne, Martin Wilson n’échappe pas à la règle.

Et après un bla bla incessant sur la découverte d’un cadavre pas très frais, voilà qu’un grand blanc (plutôt bien fichu certes) se met à attaquer l’hydravion. Dès lors, tout l’attrait de ce thriller aquatique prend l’eau, s’enfonçant dans une série B tout juste bonne à sauver de la noyade.

À mon sens, il aurait mieux valu attendre que la peur mijote un peu plus avant de verser de l’eau salée dessus. Résultat, on se retrouve avec cinq naufragés affairés à débattre sur un requin qui, curieusement, termine par se la jouer timide.

Tensions entre les protagonistes, erreurs de débutants et traumatismes enfouis, Great White passe plus son temps à psychanalyser ses personnages qu’à les confronter à son squale. Et quand celui-ci revient enfin, c’est une scène digne d’un pétard mouillé qui explose à la figure du spectateur. Zéro tension, zéro enjeux. Et oui parce que finalement la faim et la soif, on oublie.

Curieusement, nos héros ne souffrent ni de l’un, ni de l’autre et semblent plutôt en forme pour des personnes perdues en pleine mer. À défaut de la faim, la fin quant à elle rattrape légèrement le massacre en nous proposant enfin un face à face attrayant. Peut-être pas aussi réussi que celui dInstinct de survie mais que voulez-vous, après 1h30 de néant, on ne fait plus la fine bouche.

Great White aurait peut-être pu rencontrer du succès si plusieurs générations de requins n’étaient pas passées par là. Mais voilà, petit dernier de la bande, il peine à rentrer dans la cour des grands.

Et son requin de 5 mètres n’y changera rien.

Divertissement plutôt ennuyeux, Great White souffre d’un manque de rythme et de nombreuses incohérences. Distiller la terreur demande talent et rigueur et malheureusement, cette série B ne possède ni l’un, ni l’autre. Reste un film agréable à voir si on ne s’attend pas à voir la digne descendance de Bruce. Rassure-vous, vous pouvez continuer à nager, ce n’est pas ce film qui vous traumatisera.

Votre dévoué Freddy

Note :

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