[critique] 47 Ronin

21053501_2013102818193882

Réalisé par: Carl Erik Rinsch

Avec: Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada…

Durée: 1h59

Genre: Action/Fantastique

Date de sortie cinéma: 2 Avril 2014

Speech

Un perfide seigneur de guerre ayant tué leur maître et banni leur tribu, 47 samouraïs errants jurent de se venger et de restaurer l’honneur de leurs compatriotes. Arrachés à leurs foyers et perdus aux quatre coins des terres connues, cette poignée de rebelles se voit contrainte de recourir à l’aide de Kai – un demi sang qu’ils avaient jadis renié – lors de leur combat à travers un univers violent, peuplé de monstres mythologiques, de métamorphoses maléfiques et d’effroyables dangers. Cet exil sera l’occasion pour cet esclave rejeté de se révéler leur arme la plus redoutable, et de devenir la figure héroïque qui donnera à cette troupe d’insoumis l’énergie de marquer à jamais l’éternité.

47-ronin

Critique

S’inspirant d’une des plus grandes épopées  japonaises qui a bien existé, Carl Rinsch nous livre un conte onirique et envoutant dans un Japon peuplé de créatures mystiques. Dans ce cadre d’une beauté superbe, 47 samouraïs se lancent dans une quête vengeresse où seule une mort certaine mais noble les attendra. Le réalisateur filme avec élégance cette fable sur l’honneur à tout prix où la magie côtoie la vanité humaine.

Des décors somptueux, des effets parfaitement maitrisés, notamment pour les métamorphoses de la sorcière, tout y est pour nous embarquer dans ce voyage suicidaire. Au milieu de ces 47 guerriers, Keanu Reeves marque son grand retour et illumine la scène par son charisme habituel et ses combats acharnés pour son amour impossible.

47-ronin-p2

Alors pourquoi ce film a-t-il été boudé par la critique américaine ? Peut-être à cause du manque d’identité de ce film. A trop vouloir jouer dans la cuisine du cinéma asiatique, Carl Rinsch n’en amène que l’apéritif oubliant au passage toute la poésie et la fatalité de ce cinéma. A l’instar du superbe Le Secret des poignards volants ou de Hero, la narration manque de superbe et s’essouffle parfois derrière les ombres du cinéma Hollywoodien.

On aurait parfois aimé plus de sobriété et d’avantage d’émotion mais en fait qu’importe, car le spectacle reste de toute beauté et malgré quelques longueurs, le spectateur pourra facilement se laisser embarquer dans ce périple. L’honneur, l’amour autant de valeurs qui trouvent leur place dans ce conte pour adulte comme un écho à ce que notre société semble parfois avoir perdu.

Carl Rinsch nous conte son amour pour le cinéma asiatique parfois maladroitement mais avec suffisamment de talent pour nous faire passer un bon moment.

47 Ronin est une fable magnifiquement mise en scène dans un Japon d’une beauté stupéfiante. Sans égaler les grands films du cinéma asiatique, il saura combler d’avantage les amateurs du genre que les novices. Ces derniers profiteront quand même des combats punchy et de ses créatures parfaites. Du grand spectacle aux valeurs universelles porté par un Keanu en pleine forme, Neo is back et cette fois-ci il prend les 2 pilules.

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3,5

4 réponses à “[critique] 47 Ronin

    • yep j’en avais fait la critique et j’avais bien aimé mais je pense que quand on pratique un art martial ce film nous touche un peu plus que pour les autres ce qui est mon cas 😉 donc pas ringard du tout pour ma part plutôt une belle déclaration d’amour pour un art martial pas si connu que ça

  1. Malgré certaines critiques j’ai adoré le film et je trouve que l’acteur Keanu Reeves est parfait dans son rôle.

  2. Ce film est basé sur une histoire vraie, celle des 47 rônins. Une légende japonaise héroïque qui a fait le tour du monde. Elle a été adaptée par le 7ème art à plusieurs reprises. Des divers réalisateurs japonais ou occidentaux se sont frottés au mythe. Au Japon, ce récit est devenu un véritable culte respecté et admiré. Réalisé par Carl Erik Rinsch, sorti en 2014, étonne par son aspect « mythologique ». En effet, on retrouve un univers très spécial allant vers le fantastique avec des personnages et monstres nourris aux OGM ainsi que la sorcellerie. Tout est dénaturé par rapport au récit original. Il y a un sang-mêlé interprété par Keanu Reeves, mais aussi l’histoire est complètement différente. Pour un non-initié ça peut passer comme une lettre à la poste, en revanche pour un initié, la pilule à du mal à passer… Certains effets spéciaux sont moyens et les costumes hilarants et étranges. Néanmoins, il y a aussi des bons acteurs japonais, Hiroyuki Sanada, toujours aussi crédible et Asano Tadanobu. Sans omettre la présence de la belle Kô Shibasaki. Keanu Reeves n’est pas mauvais non plus et au final ce film se laisse voir si on parvient à oublier la véritable histoire. Bref, à voir par curiosité!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s