[CRITIQUE] Martyrs

483fce551bcce

Réalisé par: Pascal Laugier

Avec: Mylène Jampanoi, Morjana Alaoui…

Durée: 1h40

Genre: Horreur/Thriller

Date de sortie cinéma: 3 Septembre 2008

Interdit aux moins de 16 ans

Speech

France, début des années 70.
Lucie, une petite fille de dix ans, disparue quelques mois plus tôt, est retrouvée errant sur la route. Son corps maltraité ne porte aucune trace d’agression sexuelle. Les raisons de son enlèvement restent mystérieuses. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d’amitié avec Anna, une fille de son âge.
15 ans plus tard.
On sonne à la porte d’une famille ordinaire. Le père ouvre et se retrouve face à Lucie, armée d’un fusil de chasse. Persuadée d’avoir retrouvé ses bourreaux, elle tire.

martyrs

Critique

C’est l’histoire d’un film qui avait fait beaucoup écho autour de moi mais qui honnêtement ne me tentait pas plus que ça. Alors qu’un remake se prépare je me suis dis qu’il était temps de visionner ce qui avait tant pu choquer certains et bien que de ce côté là la déception s’est faite digne de mon attente me concernant (il en faut plus pour tonton Freddy), le reste m’a agréablement surpris.

Bien loin des Hostel et autres torture movies, Martyrs ne s’attarde pas sur les détails gore d’un dépiautage en règle. Non pas que les scènes chocs en soient absentes ( scène de la baignoire peur ragoutante) disons qu’elles ont tendance ici à trouver une autre dimension beaucoup plus…spirituelle. Pascal Laugier nous livre un film viscéral, malsain dans sa façon de banaliser une violence exploitée avec une froideur et une cruauté toute humaine.

bis

Après une 1ère partie un peu brouillon et schizophrène, le film s’enfonce alors dans une noirceur collante et glaciale. Sans en révéler plus, disons que Martyrs a de quoi faire réagir. Certains le trouveront sans âme, doté d’un voyeurisme exécrable et pervers tandis que d’autres y verront un chef d’œuvre dérangé.

Délaisser le corps et la souffrance pour s’élever spirituellement, tel est le plaidoyer de Martyrs, contestable certes mais terriblement digne d’intérêt. Le réalisateur poussera le vice jusqu’au final nous laissant sans voix face à une question cruciale laissée sans réponse, mais après tout cette réponse vaut-elle d’être connue ?

Enfin, saluons au passage le duo féminin d’une sensibilité à fleur de peau. Car Martyrs c’est aussi et avant tout un film sur l’amitié qui finira par transcender la souffrance d’Anna fidèle jusqu’au bout à son amie de toujours. Une prestation touchante qui portera tout le long le film à bout de bras.

D’un réalisme froid et esthétique, Pascal Laugier construit sa tour de violence sur des fondations solides et efficaces. Loin de convenir à un tout public, Martyrs devra être pris avec des pincettes car sa vitrine sanglante cache un message bien plus profond et intellectuelle que la simple effusion de sang. Génie ou folie à vous de choisir mais en tous les cas vous ne resterez pas indifférent à cette poésie macabre et déroutante.

 Votre dévoué Freddy

Note:

note 3,5

Une réponse à “[CRITIQUE] Martyrs

  1. Pingback: [CRITIQUE] Ghostland | Le cinéma de Freddy·

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s