[critique] Mister Babadook

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Réalisé par: Jennifer Kent

Avec: Essie Davis, Noah Wiseman…

Durée: 1h34

Genre: Horreur/Épouvante

Date de sortie cinéma:  30 Juillet 2014

Speech

Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé ‘Mister Babadook’ se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations…

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Critique

Pour son premier film en tant que réalisatrice, Jennifer Kent s’attaque à un thème bien coriace: la relation entre une mère en deuil et son fils un tantinet psychopathe sur les bords.

A défaut de nous faire sursauter, Mister Babadook a le don pour fausser les pistes. Malmenant le spectateur entre folie et surnaturelle, la réalisatrice joue sur les deux tableaux sans jamais éclairer complètement notre lanterne.

A l’image d’un huit clos, le film installe une ambiance froide et malsaine propice à la peur. Mais voilà, Kent oublie justement de nous faire fondre de terreur. Le Babadook en lui-même n’est impressionnant que par ses cris qui vous déchirent les tympans, pour le reste on préférera même le Boogeyman de Stephen T.Kay.

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Le point fort du film est de loin sa montée en puissance. Chaque changement de comportement chez la mère nous fait craindre le pire, Kent suggère sans trop en faire et sublime au passage l’interprétation magistrale de Essie Davis parfaite dans le rôle d’un Jack Torrance au féminin.

Mais si le résultat final est plaisant, on reprochera au film de tirer en longueur ce qui aurait pu être dit en quelques scènes. Alors oui, le climat y est, mais il n’empêche que le rythme est bien trop lent pour véritablement nous faire sombrer dans la folie.

Quant au final, on regrettera l’absence d’explications, notamment quant à la genèse du livre. Le film laisse derrière lui l’impression d’avoir assister à un spectacle brouillon mais parfaitement maitrisé et pour un premier essai, Jennifer Kent s’en tire plutôt bien.

Mister Babadook ne cessera de vous mener aux frontières de la folie et du surnaturelle. Sur un rythme (trop) lent, Jennifer Kent nous offre un premier film touchant et sensible sur la relation d’une mère et d’un fils face au deuil d’une entité bien trop présente. Un premier jet qui fait espérer pour la suite.

Ne laissez surtout pas entrer le Babadook chez vous ou il vous cassera les oreilles !

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3,5

3 réponses à “[critique] Mister Babadook

  1. Le film monte en puissance pour créer une atmosphère malsaine et oppressante. En revanche, le rythme est lent et Mr. Babadook pas assez effrayant à mon goût. Ses cris mettent mal à l’aise mais le personnage en lui-même n’est pas du tout impressionnant. Ce que j’ai surtout aimé, c’est la manière dont le réalisateur traite le thème du deuil mais la fin manque en effet d’explications. Mon copain, par exemple, n’avait pas trop compris la séquence finale …

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