Cogan: Killing them softly

Réalisé par: Andrew Dominik

Avec: Brad Pitt, Ray Liotta, Scoot McNairy…

Durée: 1h37

Date de sortie cinéma: 5 décembre 2012

Genre: Policier/thriller

Interdit aux moins de 12 ans

Speech:

Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

Critique:

Après le passionnant western L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, Andrew Dominik était attendu avec impatience pour son nouveau film,  adaptation du roman de George V. Higgins L’art et la maniere.

C’est dire à quel point on reste déçu devant tant de gâchis scénaristiques. Seul l’ouverture un rien singulier par son générique met l’eau à la bouche en croquant des personnages trainant leurs corps drogués dans une banlieue américaine fantomatique. Le reste n’est qu’une suite de mets plus decevants les uns que les autres. Un polar blafard où l’ennuie nous guette à chaque coin de rue. Le réalisateur alligne les clichés, cherchant à faire dans le Tarantino sans égaler le maitre de la verve. Cogan y va à renfort de discours interminables, creux et machistes à l’extrême d’ailleurs le seul personnage féminin est celui d’une prostituée.

Pour son nouveau rôle Brad Pitt, déguisé en Johnny Halliday, apparait mollasson et peu impliqué dans son personnage. Un déclin artistique qui incite encore plus à piquer un somme pendant la projection (non je ne parle pas de moi).

Tout le long du film on peut entendre des morceaux de discours politiques sur la situation économique et financière du pays. Cette technique traduit la volonté fumeuse du réalisateur de critiquer ce système capitaliste où l’argent prime sur tout. De la volonté mais beaucoup de maladresse pour un discours qui sonne creux rendant encore plus difficile le fait de rester captivé par cette histoire. Théorie politico-intellectuelle qui s’illustre par la dernière réplique de Brad Pitte alias Cogan qui clos enfin le film: « L’Amérique n’est pas un pays, c’est un business. Alors, file-moi le fric… ».

Cogan est donc une cruelle deception, un bouillon d’ennui profond, de dialogues inutiles et beaucoup trop longs. Un pseudo Tarantino qui accumule les clichés pour au final ne rien dire de plus que ce que l’on sait déjà. Ajoutez à cela une bande d’acteurs peu reluisants et vous obtenez un polar vide et sans saveur.

Votre dévoué Freddy qui repart se coucher

Note: 3,5/10

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