Red State

Réalisé par: Kevin Smith

Avec: John Goodman, Melissa Leo

Durée: 1h28

Sortie: 26 juin 2012

Genre: Horreur/thriller

Speech:

Trois adolescents vivant dans le Midwest américain répondent sur Internet à une annonce promettant des relations sexuelles. Ils sont loin de se douter qu’ils vont tomber entre les mains d’une secte d’extrémistes religieux aux intentions macabres.

Critique:

Après plusieurs comédies à l’univers bien décalé (dogma..), Kevin Smith s’attaque ici à un sujet qui lui tient à coeur: la religion et ses dérives.

L’histoire est donc basée sur 3 adolescents se faisant capturé par une secte integriste homophobe qui souhaite faire d’eux des exemples en les tuant un par un sous les yeux de leurs fidèles. A savoir que la secte est constituée uniquement d’une même famille ce qui soulève d’autres thèmes plus insidieux (inceste, consanguinité…) rajoutant une touche de glauque à la situation.

Le film aurait pu s’arrêter là mais c’est après un sermon de 10 min (interpreté avec conviction par le révérend Michael Parks) et quelques meurtres pas plus choquants que ça que Red state prend une autre tournure passant du slasher movie au gun fight.

L’assaut donné, on passe alors très vite sur les 3 ados qui au final jouent un rôle minime et rapidement expédié tel des pions dans un jeu sanglant.

Mais le véritable « roi » sur cet échiquier spirituel est le révérend qui à lui seul occupe le film par ses convictions douteuses ( en clair les croyants au paradis et les sodomites en enfer) dénonçant le reflet d’une société où le sexe et l’argent font tourner le monde.

C’est donc sur ce thème plusieurs fois abordé que Red State prend sa place avec une volonté forte de dénoncer aussi bien les sectes que le gouvernement corrompu.

Jouant alors sur les 2 tableaux, le film nous fait  virevolter entre un groupe d’intervention un peu paumé par des ordres discutables et une famille de dégénéré extremistes. On pourrait facilement se laisser tenter en défendant la secte notamment grâce à l’intervention de la jeune membre qui essaye de sauver les enfants. Mais la compassion s’arrête là devant les faits indéfendables de la congrégation et le balayage des personnages principaux.

Vous l’aurez compris, pas de happy end pour Red State, beaucoup de morts, plus ou moins innocents pour un message qui malheureusement ne parvient pas à décocher  sa flèche.

Le changement aurait donc pu être habile, mais à trop vouloir bien faire, Kevin Smith se perd dans sa ligne conductrice et sa volonté de nous faire passer quelque chose. La dernière séquence baclée ne nous en dira pas plus et nous laisse un goût amer de deception magré un John Goodman convainquant.

Loin d’être choquant comme il se prétendait l’être, Red State se perd dans les méandres religieux et sa moral éclatée par trop d’ambition.

Reste la qualité de l’image poussiéreuse qui sied parfaitement à cette amérique profondement pieuse.  Le ryhtme est bien respecté et nous reserve quelques bon moments de grinçement de dents.

Un DTV (direct to video) qui mérite d’être vu mais qui aurait mérité un meilleur traitement.

Votre dévoué Freddy

Note: 6,5/10

Une réponse à “Red State

  1. Pingback: [CRITIQUE] Tusk | Le cinéma de Freddy·

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