[CRITIQUE] Extremely wicked shockingly evil and vile

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Réalisé par : Joe Berlinger

Avec : Lily Collins, Zac Efron…

Durée : 1h50

Genre : Thriller/Biopic

Date de sortie : 3 Mai 2019 sur Netflix

Synopsis :

Dans les années 1970, Elizabeth Kloepfer est la petite amie de Ted Bundy. Leur relation est compliquée. Liz mettra du temps à comprendre la véritable nature de son petit ami tueur en série. Mais elle se retourne finalement contre lui durant son procès en 1979.

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Critique :

Après nous avoir livré un reportage glaçant (Conversations With a Killer: The Ted Bundy Tapes), Joe Berlinger conclue sa descente dans l’enfer Bundy par un long métrage aussi élégant que saisissant.

Adoptant un point de vue féminin, celui de la petite-amie de Ted, le film se concentre sur le procès et la dérive d’une jeune femme amoureuse d’un monstre. Noyée dans la confiance, rongée par la culpabilité ou aveuglée par l’amour, Extremely wicked nous brosse le portrait d’une victime mal connue du tueur en série.

Au lieu de nous montrer les meurtres, Berlinger préfère nous brouiller les pistes. On patauge dans les brumes d’Elizabeth, en proie tout comme elle au doute face à ce portrait quasi humaniste d’un homme rongé par le mal.

Un point de vue qui peut en choquer certains, ceux qui préféreraient qu’on s’intéresse d’avantage aux victimes (hommage rendu dans le générique de fin), qu’on pointe du doigt l’accusé en se délectant de sa sentence. Oui mais voilà, la réalité est bien plus difficile à encaisser.

Manipulateur, charismatique, beau pour certaines, le loup déguisé en agneau se délivre petit à petit dans ce film qui retrace à la perfection le parcours d’un homme « sans histoires ».

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A la tête de ce biopic, un Zac Efron transformé qui transcende complètement son jeu d’acteur. Habité par le démon Bundy, l’acteur occulte complètement le reste du casting pourtant excellent. Il réussit l’exploit de donner une âme à un être qui en est apparemment dépourvu. Brisant les codes du serial killer froid et exécuteur, Zac montre la complexité de Ted Bundy introduisant le doute dans nos esprits voir de la compassion coupable.

Ce puzzle éprouvant viendra enfin se terminer dans une scène finale, celle du parloir où une femme brisée viendra demander à son bourreau de la relâcher. Un dénouement brillamment exécuté qui personnellement m’aura tiré quelques frissons.

Qu’on connaisse bien ou pas du tout le parcours de Ted Bundy, Extremely wicked shockingly evil and vile est une pépite intimiste et dérangeante. Car oui tous les serial killer n’ont pas la bave aux lèvres. Complexes, charmeurs et manipulateurs, ils ont une personnalité bien plus dur à décortiquer que les slasher movies nous laissent habituellement apparaitre. Et ça, Joe Berlinger l’a parfaitement compris.

Centré sur la romance toxique entre Ted Bundy et Elizabeth Kloepfer, Extremely wicked shockingly evil and vile brouille les pistes avec brio nous offrant un portrait bien plus complexe sur ce tueur qui aura fait couler beaucoup d’encre. Pour ceux qui s’attendent à une boucherie, passez votre chemin. Pour les autres, asseyez-vous et laissez-vous manipuler par Ted Bundy. La ballade en vaut le coup.

Votre dévoué Freddy

Note :

 

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