[CRITIQUE] Jessie

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Réalisé par: Mike Flanagan

Avec: Carla Gugino, Henry Thomas…

Durée: 1h43

Genre: Thriller/Horreur

Date de sortie: 29 Septembre 2017 sur Netflix

Synopsis

Gerald aime pratiquer un petit jeu sexuel pervers : il menotte sa femme Jessie au lit pour lui faire l’amour, ce qu’elle apprécie de moins en moins avec le temps. Un jour, dans leur résidence secondaire, Jessie finit par lui dire qu’elle refuse de continuer le jeu et lui demande de la détacher. Son mari refuse et, voyant qu’il a bien l’intention d’aller jusqu’au bout, Jessie lui envoie deux coups de pieds quand il se trouve à sa portée (un dans le ventre, l’autre dans les parties), geste qui entraîne une crise cardiaque et la mort de Gerald. Jessie se retrouve alors enchaînée, seule, dans une maison isolée en pleine campagne du Maine.

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Critique

Les lecteurs ayant parcouru les pages de l’œuvre du King savent combien adapter ce bijou d’angoisse peut se révéler périlleux. Mais devant la caméra de Mike Flanagan (Hush, Ouija les Origines) habitué à jouer avec nos nerfs l’exercice devient une figure de style maitrisée et impitoyable avec le spectateur.

Thriller minimaliste d’une fidélité sans faille, Flanagan déploie ses couleurs saturées au fil d’une intrigue qui se laisse bercer par la folie douce amère de sa protagoniste en très mauvaise posture.

Les effets gores pudiques mais suggestifs, l’introduction progressive d’une décompensation programmée et cette ambiance feutrée mais étouffante font de cette adaptation une surprise simple mais diablement efficace.

Piégé aux côtés de Jessie, ne reste au spectateur que le choix d’assister à cette lutte pour la survie physique mais aussi mentale. Jessie règle ses comptes avec ses démons passés nous ramenant dans des flashbacks où le malaise poisseux colle à la pellicule. Les menottes ne deviennent alors qu’une métaphore, celle d’une prisonnière de cette violence cachée, régressée à l’état d’une enfant qui doit apprendre à se pardonner pour avancer et enfin se libérer.

Mais ce huis clos ne serait rien sans son actrice envoutante. Carla Gugino fusionne avec les traits de Jessie avec une sensibilité et un instinct de survie à fleur de peau donnant  sa voix et ses tripes sans jamais tomber dans le pathos gras d’une actrice de série B. C’est bien simple, Flanagan ne pouvait pas trouver mieux !

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A la virgule près, cette adaptation se calque sur celle de son géniteur étouffant peut-être la créativité du réalisateur qui n’a plus qu’à suivre le schéma donné. Pour les lecteurs comme moi même, un peu de détournement de texte aurait pu ajouter un peu de piquant mais au fond, la joie de voir les lignes prendre vie finit par balayer ce trop plein d’exigences.

On se régale de voir Jessie se battre avec ses menottes, on reste ébahi par ce rouge écarlate qui détonne dans ce paysage saturé et surtout on applaudit l’audace d’adapter l’inadaptable. King a peut-être pleuré sur les cendres de sa Tour mais ses menottes elles brillent de leur plus bel éclat.

Adaptation fidèle, Jessie arrive à nous menotter à son intrigue certes simpliste mais suffisamment bien dirigée pour nous faire oublier ses défauts. Un coup de maitre pour son réalisateur qui a décidément de l’or écarlate entre les doigts.

Votre dévoué Freddy

Note:

note 4

 

Une réponse à “[CRITIQUE] Jessie

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