[CRITIQUE] Annabelle

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Réalisé par: John R.Leonetti

Avec: Annabelle Wallis, Ward Horton…

Durée: 1h38

Genre: Epouvante/horreur

Date de sortie cinéma: 8 Octobre 2014

Interdit aux moins de 12 ans

Speech

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

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Critique

Après le tourbillon de terreur qu’avait provoqué  Annabelle dans The Conjuring (critique ici), la poupée diabolique revient à ses origines sanglantes.

Et c’est John R.Leonetti qui s’y colle; habitué à l’univers de James Wan pour avoir été son directeur de la photographie, Leonetti passe ici derrière la caméra en tant que réalisateur. Et si ses précédentes réalisations on de quoi nous faire frémir (Mortal Kombat: destruction finale, L’effet papillon 2), sa collaboration avec cette chère Annabelle est une réussite.

Le film s’ouvre sur une scène glaçante sur fond de secte satanique où un jeune couple attendant son premier enfant subira les foudres d’illuminés.

La suite s’enfonce dans la lenteur habituelle des films d’épouvante où la psychologie des personnages aura tout le temps pour s’installer convenablement. Du moins, ce sera surtout celle de Mia qui sera dans la lumière. Mère au foyer, elle subira seule les foudres d’un démon traqueur d’âme. Comme la plupart des films du genre, c’est un combat de femme qui se jouera sous nos yeux, ou plutôt celle d’une mère prête à tout pour sauver sa progéniture.

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Annabelle distille la tension latente avec brio, accumulant les moments d’angoisse avec tout le machiavélisme qu’on pouvait en attendre. La scène de la cave, probablement le point culminant du film,  en est le parfait exemple et devrait titiller votre chair de poule.

L’ombre de Rosemary’s Baby plane sur le film, brouillant parfois les pistes dans des petits clins d’œil disgracieux de mimétisme mais le réalisateur sait où il désire nous emmener et lorsqu’il parvient à se détacher de son modèle, c’est pour nous offrir quelques scènes savoureuses où l’on tremble avec plaisir dans notre fauteuil.

Une belle réussite qui aurait pu cependant être un peu plus poussée dans certaines scènes dans une apothéose et un déchainement de tous les diables ! Leonetti effleure la terreur sans jamais la toucher réellement. Là où on s’attendrait à sursauter, Annabelle préfère jouer avec nos nerfs en nous donnant de faux espoirs.

Ainsi ne vous attendez pas à voir bouger la poupée. D’une timidité maladive, Annabelle ne sera que le pantin d’un démon farceur, d’avantage utilisée pour assombrir l’ambiance que pour la faire trembler.Non, le vrai roi de la fête est bien ce démon qui à chaque apparition glace la pellicule de son aspect visuel particulièrement flippant. Pratiquement la totalité des jump scare se fera en sa présence un peu à la manière du monstre au visage rouge dans Insidious.

Annabelle est donc de loin bien plus flippant que The conjuring mais aussi moins réussi. James Wan est maitre de son univers horrifique et si Leonetti fait tout son possible pour s’en approcher, il n’en reste que le disciple.

Cette poupée diabolique souffre de nombreux défauts mais le résultat est là pour le spectateur désireux de se laisser glisser dans cette ambiance 70’s. Le film possède tous les atouts pour vous faire frissonner si vous vous laissez prendre au jeu…

Annabelle fait sa belle dans ce spin-off délicieusement mis en scène. Une belle tranche de terreur qui souffre cependant d’une trop grande lenteur narrative. Le réalisateur oublie de se lâcher en déchainant les enfers d’un scénario qui avait tout pour nous traumatiser. N’est pas James Wan qui veut, mais dans le genre, Annabelle reste un très bon divertissement horrifique: honnête et sans fioritures.
Et le résultat est là: on tremble et on prie pour ne jamais croiser le regard de cette poupée maudite ! D’ailleurs message à Jason: si tu as le culot de me l’offrir pour noël je t’embroche  !

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3

4 réponses à “[CRITIQUE] Annabelle

  1. Pingback: La revue de presse de Geek ô Féminin | Geek Ô Féminin - Le magazine pour les geeks et geekettes·

  2. Pas du tout aimé me concernant. J’ai eu l’impression que le film a été construit autour des « jump scares » au détriment du scénario. Ceci dit l’explication de base sur le pourquoi du comment la poupée est devenue maudite est pas trop mal.

  3. J’ai vu le film hier et franchement j’ai été décu… Comme pour The Conjuring (que j’ai tout de même trouvé meilleur), on a fait beaucoup de foin autour du film pour au final pas grand chose. C’est lent, c’est mou du genou et on sent les jump scares à 4000m à l’heure. Seul la scène de la cave est réussie. Pour le reste, j’ai vraiment trouvé ca moyen

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