[ CRITIQUE] Hunger Games: L’embrasement

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Réalisé par: Francis Lawrence

Avec: Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth…

Genre: Action/ Science-fiction

Durée: 2h26

Date de sortie cinéma: 27 Novembre 2013

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Critique

A changement de réalisateur, changement de style ! Hunger Games: L’embrasement se voit ainsi doté d’effets spéciaux de qualité, l’attaque des singes notamment est très réaliste. La caméra nauséeuse du premier opus n’est plus qu’un lointain mauvais souvenir. A la place, on a le droit à des plans bien nets et de toute beauté sans se sentir pour autant mis à l’écart de l’action.

Hunger Games: L’embrasement renoue également avec la trame originale du livre et l’univers de Suzanne Collins. On a enfin affaire à une véritable critique de la société où politique et manipulation se heurtent à l’absurdité de ce système aux failles de plus en plus immenses.

Ainsi Francis Lawrence pointe du doigts là où ça fait mal visant une société régie par l’argent et la corruption. Le scénario entraine Katniss et Peeta dans le tourbillon des révoltes naissantes écrasées par une dictature audiovisuelle. Le capitole n’a jamais paru aussi superficiel, la scène du banquet en est l’essence même, montrant les méfaits d’une société de surconsommation prônant la beauté et le pouvoir là où d’autres meurent de faim dans l’indifférence.

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Une critique qui fait mouche servie par une violence brute qui manquait au premier volet. Lawrence donne de la maturité à son bébé, Katniss elle même semble avoir évolué prise entre sa soif de se révolter et son devoir de protéger sa famille coûte que coûte.

Malgré cela, ce deuxième opus souffre d’un cruel manque de rythme. La lassitude se fait vite sentir et les jeux en eux-même n’apparaissent qu’à 1h20 environ du film. A force de trop vouloir étoffer son intrigue, le réalisateur en oublie l’essentiel: captiver le spectateur. C’est sur le même rythme que le film s’étale en longueurs, oubliant de monter en puissance.

L’Expiation en elle-même passe très vite à la trappe pour revenir une fois de plus vers les jeux de la manipulation. On notera quand même les nouveautés dans l’arène qui mettent un soupçon de piment.

La scène finale enfin est décevante, le gros plan sur Jennifer Lawrence ne convainc pas pourtant la belle sait jouer il n’y a pas de doute mais passer à plusieurs émotions en même temps se révèle bien plus compliqué. On reste aussi sur notre faim car là où il commençait vraiment à y avoir de l’action, on a le droit au générique de fin à la place. Mais le but est atteint: on a hâte de voir la suite.

Hunger Games: L’embrasement surpasse son prédécesseur. Plus mature, le film allie violence brute et critique sociale avec habilité n’évitant malheureusement pas les longueurs poussives. Un volet plus sombre qui ouvre à de grandes perspectives mais qui en même temps nous laisse sur notre faim, pour une suite meilleure ?

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3,5

3 réponses à “[ CRITIQUE] Hunger Games: L’embrasement

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