[critique] Catacombes

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Réalisé par: John Erick Dowdle

Avec: Perdita Weeks, Ben Feldman…

Durée: 1h33

Genre: Horreur/Thriller

Date de sortie cinéma: 20 Août 2014

Interdit aux moins de 12 ans

Speech

Un réseau de sous terrains complexe et inextricable émaille sur des kilomètres le sous-sol de Paris: Les catacombes, la dernière demeure d’innombrables âmes. Lorsqu’une équipe d’explorateurs s’aventure au cœur d’une partie inconnue de ce labyrinthe d’ossements, ils percent avec effroi le secret de la véritable vocation de cette cité des morts. CATACOMBES est un voyage au cœur de la folie et de la terreur, qui extirpe des tréfonds de l’âme humaine nos démons les plus intimes, afin qu’ils reviennent nous hanter tous.

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Critique

 N’ayez crainte et avancez sans peur, ce Catacombes bien qu’il en a le même titre n’est pas celui de 2007 qui avait vu Pink dans sa pire performance visuelle (ah bon c’était la seule ? tant mieux !)

Vous pouvez alors respirer enfin, dans une moindre mesure, car votre souffle il faudra le conserver précieusement dans cette quête de la pierre philosophale tant recherchée par notre héroïne. Prenez une grande bouffée d’air et descendez dans les enfers imaginés par le cerveau plus ou moins dérangé de John Erick Dowdle (Devil, En quarantaine).

Ceux qui ont déjà pu comme moi visiter les vraies catacombes, seront ravis du décor tout simplement sublime de réalisme. Il n’en faudra pas plus pour imaginer un scénario dantesque où chaque corridor mal éclairé peut regorger de mauvaises surprises.

Et c’est donc sous la forme inhabituelle d’un found footage (et là vous êtes censé jouer la surprise …) que le réalisateur choisira de nous transporter dans ses ténèbres parisiennes. Parce que oui, il y a pas mal de cadavres sous nos pieds, et quand l’un des corridors débouche littéralement en Enfer, nos protagonistes ont chaud aux fesses.

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Si les premières minutes, tout comme chaque found footage, placent la mise en scène de manière plus ou moins longue, Catacombes a le mérite d’enchainer merveilleusement bien la suite. La tension monte crescendo et le claustrophobe qui sommeille en nous n’hésitera pas à manifester son mécontentement.

Le rythme ne cessera de s’accélérer ravivant au passage quelques bons petits moments de jump scare ceci dit bien trop rares. Le réalisateur semble ne pas trop savoir quoi faire de ses sombres recoins et n’exploite pas assez ce qui aurait pu être un formidable train fantôme. A la place, quelques petits sursauts convenus mais qui au final, ne font pas tout le spectacle.

Le vrai intérêt réside dans cette quête à la Indiana Jones où les énigmes s’enchaineront sans cesse, sans que notre cerveau de néophyte  y comprenne grand chose ( et je vous parle pas de celui de nabilla celui là on l’a perdu au 1er couloir).

Au final, cette Divine comédie se voit dotée de cercles très attrayants, réussissant à maintenir un suspense que bien d’autres found footage ont passablement délaissé.

L’interprétation est correcte et Perdita Weeks campe une Dr Jones au féminin des plus convaincantes. Le final quand à lui jure avec ses prédécesseurs et c’est tant mieux ! Au risque de spoiler, sachez seulement que parfois, ça fait du bien de voir la lumière au bout du tunnel enfin des catacombes quoi.

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Reste tout de même un méchant arrière goût de pompage, le film lorgnant beaucoup sur Grave Encounters. Hallucinations visuelles et sonores, couloirs qui changent pour ne finalement laisser aucune sortie possible, ces catacombes sentent parfois le réchauffé.

Outre cette curieuse ressemblance, ce nouveau found footage remplie son contrat à défaut de nous foutre véritablement la frousse. La morale de l’histoire se laisse apprécier par le spectateur. Chacun a ses propres démons, à vous de les affronter si vous ne voulez pas les retrouver en Enfer, et au vu de ce que nous propose l’enfer de John Erick Dowdle on préfère pense sérieusement à les affronter.

Bonne surprise que ce Catacombes dantesque qui joue diablement bien avec nos nerfs. Loin cependant de nous effrayer, le réalisateur préférera jouer avec la tension palpable qui ne cessera de monter dans un final percutant et vif. Un rythme alléchant et une ambiance claustrophobe viendront cueillir le spectateur pour l’emmener dans ses ténèbres pas si amicales que ça. L’Enfer vous attend et il n’est pas forcément pavé de bonnes intentions…

Votre dévoué Freddy

Note:

note 3,5

 

2 réponses à “[critique] Catacombes

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